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Blog carpiste - Session 2009 à 2013 - page 1

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Coupe de France des clubs 2013

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Article de TomSuncarpe26 publié le 21 Janvier 2014 à 18:57 dans le blog Session 2009 à 2013
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Pendant l’assemblée générale de notre club Suncarpe26 du mois de janvier 2013, nous avions décidé de nous inscrire pour le championnat de France de la coupe des clubs 2013.
Cela va se dérouler pas très loin de chez nous, sur trois plans d’eau autour de la ville de Bollène, dans le Vaucluse.

Cela inculque de préparer trois équipes de deux pêcheurs et un capitaine.
En ce début d’année, les esprits sont encore vagues, mais les binômes se mettent déjà en place.
Les binômes seront composés de Denis et Guillaume (n°1), Olivier et moi (n°2), puis Irwin et Pierre-Alain (n°3), avec notre capitaine Xavier.

Les mois défilent à vitesse grand V, pour enfin arriver à la date fatidique du mercredi 16 octobre 2013.

Nous faisons le chemin ensemble pour arriver au QG du GN Carpe, vers 16h.
Nous procédons à la validation des équipes et trinquons avec les participants des autres clubs de France.

En soirée, nous faisons route vers la salle des fêtes du village de Mondragon.
Nous sommes très bien accueillis pour participer au premier tirage au sort.

Dans un premier temps, nous sommes appelés par ordre alphabétique de club. Alors avec notre « S », nous sommes appelés avant-derniers pour définir notre ordre de passage et pour les tirages suivants.

Une fois que les 14 équipes précédentes ont un numéro de passage, c’est Xavier qui plonge la main au sac.
Il fait un bon tirage avec le numéro 5.

Après chaque numéro distribué, nous allons procéder au tirage des secteurs, qui sont déterminés par les trois plans d’eau.
-    Secteur A : plan d’eau du Troplong
-    Secteur B : plan d’eau de Lapalud
-    Secteur C : plan d’eau des Brotteaux

C’est donc en cinquième position que Xavier est appelé à monter sur l’estrade, pour désigner notre sort.
Il tire d’abord la lettre A, cela signifie que notre équipe 1, Denis et Guillaume seront confrontées au plan d’eau du Troplong.
Puis la lettre B, donc Olivier et moi seront sur le plan d’eau de Lapalud, et enfin Irwin et Pierre-Alain aux Brotteaux.

Dans l’ensemble, la répartition des équipes nous convient assez bien.
La plus grande difficulté sera certainement sur le lac des Brotteaux qui est très peu pêché habituellement.

L’attribution des postes par tirage au sort se fera demain matin.

Nous terminons cette soirée par un bon repas mijoté par Pascal Bailleux.
Nous dévorons une gardiane de taureau accompagnée de riz, et finissons par un morceau de tarte aux pommes.

Il est déjà tard, nous regagnons le camp de base monté près du QG.
L’excitation se fait ressentir autour des différentes équipes.

La nuit est assez agitée, mais nous trouvons tout de même le sommeil.

Le réveil des portables sonne à 6h45.
Nous plions les bedchairs pour aller prendre le petit déjeuner.

Vers 7h30, nous recevons la feuille de tirage.
Elle est composée de 16 lignes numérotées de 1 à 16, indiquant les 3 postes attribués au secteur.

Je ne vous mentirai pas si nous avions déjà nos préférences.

8h pétante !

Le capitaine de l’équipe n°1 s’approche du sac contenant les boules.
L’histoire se répète jusqu’à la quatrième, puis enfin, Xavier s’avance pour tirer le numéro magique.
Il tient en sa main le numéro 1.
Après un rapide coup d’œil sur la fiche de tirage, nous sommes satisfaits de ce tirage.

Guillaume et Denis seront sur le poste A1, l’un des cinq meilleurs postes du plan d’eau.
Olivier et moi serons au numéro B6, certainement l’un des trois meilleurs.
Pour Irwin et Pierre-Alain, le poste C12 semble intéressant aussi, en bout de pointe.

Après une photo de groupe, nous grimpons tous dans les voitures pour rejoindre nos destinations.

Une fois sur place, nous découvrons notre poste, en limite de la réserve, côté nord.
Nous avons pas mal de place pour exploiter la surface d’eau qui se présente à nous. Il n’y a pas de concurrent sur la berge opposée.

Nous nous installons confortablement et stratégiquement pour rentrer dans le ring de compétition.


Il est 11h, nous pouvons commencer à sonder notre zone de pêche.

Voici comment se présente notre poste :
Notre bordure plonge rapidement à 7m.
A 30m du bord sur notre droite, nous découvrons un énorme haut-fond culminant à 2m. Certainement une grosse bute de gravier restant de l’exploitation de cette ancienne carrière.

Sur ma gauche, il y a également un plateau avec un point à 5m, puis une décente à 9m en direction de la berge d’en face.
La rive opposée se trouvant à 120m est aussi raide et bordée de roseaux.

Après ce sondage méticuleux, nous préparons les quatre lignes.
Je positionne un montage au pellet de 15mm sur ma gauche en bordure, dans 5m d’eau.
Puis un second à la bouillette Hot Demon de 14mm en bonhomme de neige, sur la pente descendante derrière le haut fond.

Olivier expulse un montage à la bouillette SK30 de 10mm, sur la bordure d’en face. Nous profitons du vent dans le dos pour envoyer des bouillettes au cobra.
Il lance la deuxième ligne sur la droite du haut font.

En fin de journée, nous apprenons que le poste B11 à déjà 5 poissons sur le tapis.
Cela nous fait vraiment cogiter !
Ca part fort pour cette équipe.

La nuit tombe doucement sur cette journée de jeudi.



Le sommeil se fait ressentir vers 22h30.
Je connecte mon réveil toutes les 4h pour changer mon pellet, et allons nous coucher.

A peine le temps de fermer les yeux, le détecteur d’Olivier s’emballe.
C’est la ligne d’en face.

Il établit le contact, mais le poisson se décroche au bout de quelques tours de manivelle.
Grrrrrr !!!! Crotte, crotte … !

Olivier relance aussitôt le montage soigneusement clipper avant. Nous ne voudrions pas pêcher les rats dans la roselière d’en face.
Le vent est encore bien présent, nous permettant de faire un rappel de bouillette.

Les émotions nous tiennent éveillées, le sommeil est dur à trouver.

Minuit sonne !
Suivi en harmonie avec le détecteur de touche à Olivier.

Je sors le premier du biwi et me jette sur la même canne que précédemment. Je ferre et manipule la ligne telle une épée d’escrime. Avec justesse et sans lui laisser de chance.

Je parviens à ramener notre première carpe commune.
Ouf ! La bredouille est déjà sauvée !

Sans perdre de temps, je m’occupe de mettre le poisson au sac de conservation, pendant qu’Olivier réexpédie le montage sur orbite.

Vers 2h du matin, la ligne redémarre à vive allure.
Olivier sort comme une trombe et met fin au sifflement du détecteur.

Il ramène sans trop de difficulté une nouvelle petite commune.
Comme précédemment, je gère le poisson et lui le montage.

A 4h, c’est au tour de ma ligne de droite derrière le haut fond. Je me saisis de la canne et prends contact.
Après quelques tours de manivelle, une jolie petite carpe miroir est emprisonnée dans l’épuisette.

Je replace aussitôt la ligne au même endroit.
Toutes nos lignes sont repérées d’un coup de marqueur noir ou d’un élastique sur le nylon.
Les distances de pêche sont forcément bonnes jour et nuit.

Nous arrivons finalement à dormir sur le matin. Nous n’avons pas enregistré d’autre touche jusqu’à notre levé, vers 8h.

Nous recevons la visite des commissaires pour peser les poissons capturés cette nuit.
Nous avons tout de même une carpe de 6kg qui s’additionne au poids total.

Ce matin, nous apparaissons deuxièmes au classement, derrière le poste B11 et cinquième au classement général.

 

De notre côté, la journée est très calme. Pas moyen de piquer un poisson de jour.

Les émotions de cette journée de vendredi sont tournées vers le plan d’eau du Troplong. Notre équipe Denis et Guillaume enregistre quatre départs.
Avec beaucoup de difficultés dans les herbiers, ils parviennent à sortir deux poissons, de 8 et 13kg.
A leur tour, il rentre à la quatrième place du classement, nous propulsant à la première du général de 20h.

Nous sommes tous remontés comme des horloges.
Il faut garder la tête.

Avant la nuit, nous positionnons deux lignes sur la berge d’en face, avec quelques spombs de bouillettes et de chènevis.

Le soleil bascule peu à peu derrière les collines, laissant place à l’obscurité de la nuit.

Nous sommes aux aguets, prêt à bondir sur les cannes.

Vers 22h, ma canne de gauche déroule.
Je prends contact et ramène une nouvelle petite carpe commune.

Je réexpédie rapidement le montage sur la rive d’en face.

Cette ligne enregistre une nouvelle touche à minuit.
C’est encore une petite commune qui remplit un sac de conservation.

Nous sommes vraiment chauds bouillant pour la suite de la nuit.

Malheureusement, c’est le calme plat jusqu’au lever du jour.
Le plus inquiétant est le nombre de départ que nous avons entendu chez les voisins d’en face, au poste B5.

De plus, nos deux équipes n’ont rien fait cette nuit.

Dans la matinée, le verdict tombe.
Nous sommes plus que troisièmes sur notre plan d’eau, à quelques grammes du poste B5 et à 13kg des premiers au B11, mais à la seconde place du général.

 

Nous misons beaucoup sur Irwin et Pierre-Alain encore capot.
Il suffit d’un poisson pour nous placer premier au classement général.
Pour le moment, aucun club n’est parvenu à prendre du poisson sur les trois plans d’eau.

La tension est à son maximum.
Nous sommes vraiment à rien d’une belle victoire.

Cette journée de samedi est déconcertante.
Rien à faire !
Même avec des bas de lignes décollés de plusieurs mètres, les carpes ne se laissent pas duper.

Notre équipe au poste C12 commence enfin à apercevoir du poisson en activité.
L’adrénaline monte peu à peu avant l’arrivée de la nuit.

Sur notre plan d’eau, il se fait seulement quelques poissons contre la digue au sud.
Mais nous sommes très confiants pour cette dernière nuit, car le vent est maintenant de face.

Nous sommes conscients que tout va se jouer là.

Vers 21h, le détecteur d’Olivier s’emballe violemment.
Il s’agit du montage placé sur notre bordure, à seulement quelques mètres devant nos pieds.

Mon coéquipier engage le combat et je commence à préparer l’épuisette.
Quand soudain !
Mon détecteur de gauche siffle à son tour.

Je lâche tout est me jette sur la canne.

Pendant ce temps-là, Olivier tente d’emprisonner son poisson à l’épuisette, puis c’est le drame !
L’hameçon s’échappe de la bouche de la carpe.
J’espère que le bon Dieu me pardonnera, car j’ai juré plein de vilaines choses.

Je me console péniblement en capturant mon petit poisson.

Nous regarnissons nos cheveux et repositionnons les montages.

A peine une heure plus tard, mon détecteur de gauche émet un bip.
Je me lève brutalement de ma chaise, pour voir ce qui se passe.

Rien, puis mon swinger monte doucement.
Je prends immédiatement la canne en main pour ferrer.

Et là !
Le poisson me lance un rush terrible.
La bobine de mon Emblem tourne à grande vitesse sans que je puisse faire quoique se soit.

C’est avec panique que j’aperçois mon fil encore clippé à la bobine.
Eh oui !
Vu les petites touches précédemment enregistrées, j’avais laissé le nylon clippé après mon lancer sur la berge d’en face.
Quelle erreur !

J’évite le drame de peu. Je m’en sors en arrivant à le débloquer du moulinet, avec le doigt.
Je vois que Dieu m’a déjà pardonné !

Le combat est impressionnant.
Cela n’est certainement pas un poisson de quelques kilos.

Au bout de plusieurs minutes, nous apercevons une lueur blanche près de la surface.
C’est une belle carpe commune, certainement de plus de 10kg.

Encore quelques rushs sur la bordure, puis le poisson glisse à l’épuisette.
Un grand cri de joie sort de ma bouche.

Nous déposons cette belle prise sur le tapis de réception et l’enfermons dans le sac de conservation, avant la venue des commissaires.

Nous recevons leur visite vers 23h30.
Nous tarons le peson et positionnons ce beau poisson dans le sac de pesé.
Une fois le sac suspendu au crochet du peson, les digits se figent sur 11.2kg.


C’est le plus gros poisson pris sur ce plan d’eau.
La joie se fait sentir sur le poste.

Dans la foulée, nous pesons notre deuxième petite carpe à un peu moins de 3kg.

Après le départ des commissaires, l’heure est aux calculs.

Sachant que la moyenne des prises sur ce plan d’eau est d’environ 3kg, notre carpe de 11.2kg en vaut quatre.

Après les diverses additions, nous passons premiers à 3.170kg du poste B11 et premier au classement général.
D’ailleurs, même en étant second, nous devrions être à la première place du général.
 
Cette dernière nuit, l’excitation est à son comble.
Impossible de dormir dans ces conditions.

La première partie de nuit a démarrée en folie, mais certainement trop vite.
Malheureusement, avec grande déception, nous n’enregistrons aucune touche par la suite.

Au lever du jour nous sommes tendus, car le poste B11 a certainement refait quelque chose.

Aux alentours de 8h, une grande nouvelle tombe.
Nous recevons un SMS de Pierre-Alain nous annonçant une prise ce dernier matin.

Nous n’en croyons pas un mot et l’appelons dans la foulée.
Sa voix pleine de bonheur nous affirme rapidement que cela n’est pas une plaisanterie.

Olivier et moi respirons un grand coup et éclatons de joie.
Nous sommes très certainement champions de France.

Vers 8h30, nous recevons les commissaires sur notre ring pour prendre les nouvelles.
Ils n’en savent pas bien plus pour le moment, car ils commencent par nous.

Après leur départ, nous n’attendons qu’une chose.
C’est de voir au loin s’ils s’arrêtent pour peser du poisson au poste B11.

Une demi-heure plus tard, nous voyons un carpiste du poste B11 descendre près de l’eau pour monter un sac de conservation à la pesée.
Ils pèsent une carpe et repartent vers les autres pêcheurs.

J’espère vraiment être premier sur notre plan d’eau.
Il faut que leur carpe fasse moins de 3.170kg.

L’attente des commissaires est longue. Nous sommes stressés de connaître le verdict.
Au bout d’une bonne demi-heure, le jugement va tomber.
La voiture des commissaires s’arrête derrière notre poste et je bondis à leur fenêtre.

C’est avec regret qu’ils nous annoncent que nous sommes 300g en-dessous du poste B11.
Sur le coup, je tire la gueule et suis très déçu.

Ils redémarrent en faisant quelques mètres, puis descendent de la voiture pour me dire que c’est l’inverse.
C’est nous qui sommes devant car leur poisson faisait moins de 3kg.

La supercherie avait bien pris.

Nous éclatons de joie après cette bonne nouvelle.
Nous finissons bien à la première place de ce plan d’eau, à quels grammes du poste B11.

La dernière heure d’attente est longue.
Nous attendons patiemment le coup de sifflet final en rangeant nos affaires.

Les minutes passent et la fin est annoncée par un klaxon.
C’est très heureux que nous levions les bras au ciel. A moins d’un gros changement de dernière minute, nous sommes champions de France.

Nous terminons de plier bagage et nous nous rejoignons tous au plan d’eau du Trop long, pour célébrer cette belle performance.

Nous finissons par regagner la salle Georges Brassens de Bollène, pour la proclamation des résultats et la remise des prix.

Les équipes sont appelées de la dernière à la première place.
Nous arrivons à l’annonce du podium pour les trois premiers.

3ème : Le club “Kolomcarp”
2ème : Le club “carpe club d’Osthouse”
1er : Le club “Suncarpe 26”

C’est avec un grand sourire que nous montons sur la plus haute marche du podium.

 

Ce fut une très belle expérience individuelle et collective.
Nous sommes un club avec un noyau solide et une très bonne entente.

Je crois que cela a vraiment compté tout au long de la compétition.

C’est avec plaisir que nous remettrons notre titre en jeu lors de la prochaine édition.



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Sortie club sur le Rhône

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Article de TomSuncarpe26 publié le 25 Octobre 2013 à 16:55 dans le blog Session 2009 à 2013
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Nous sommes le 20 septembre 2013.

Sur mon agenda, cette date correspond avec une pêche en commun avec mon club Suncarpe26.
Dans la semaine avant le jour “J”, nous nous décidons sur le point de chute.
La destination désignée est le vieux Rhône, près de Saint Vallier.

Il s’agit de mon dernier weekend de vacances, avant la reprise du boulot. J’espère prendre un bon bol d’air avant l’assaut.

Je démarre la voiture vers 16h, pour rejoindre le lieu de pêche défini préalablement.
Une fois arrivé sur place après 20 minutes de route, une surprise m’attend de pied ferme.
Nous n’en avons pas encore fini avec les caprices du fleuve cette année. La zone est totalement impêchable, car le barrage hydroélectrique a quatre vannes d’ouvertes.

Il faut rapidement trouver un plan “B”.
J’appelle Olivier dans la foulée pour exprimer les différentes idées de replies.
Nous pensons tous les deux à la retenue de barrage de la Roche de Glun.

Je grimpe dans le Kangoo et refais les kilomètres dans l’autre sens.
Une fois sur place, je découvre que toutes les vannes sont fermées.
Il me vient une autre idée de destination. Nous connaissons déjà très bien la retenue, mais beaucoup moins la zone en dessous du barrage.

Je rappelle Olivier pour soumettre mon hypothèse.
Avec son accord, je pars à la recherche d’un poste pouvant accueillir au moins trois équipes de pêcheurs.
Je stoppe la voiture près d’une grande plage de galet, offrant plusieurs possibilités d’axe de pêche.

C’est décidé, je plante mon campement ici.
Je descends mon matériel sur le côté sud de la plage.
Une fois le camp de base dressé, j’équipe ma barque avec mon nouvel échosondeur couleur, pour les premiers essais.

 

Après quelques réglages, je sonde méticuleusement ma zone de pêche.
Je vais exploiter la bordure de gauche, perpendiculairement à une digue de roche.
Je laisse à mon coéquipier “David”, la berge opposée.
La pente est constituée de galet et de sable, rejoignant les 7m de fond.

Une fois revenue sur la terre ferme, je prépare les lignes avant la nuit.
Pendant ce temps-là, David et Olivier arrivent sur le poste.

David s’installe à côté de moi et Olivier sur le nord de la plage.

En sachant que la moyenne des poissons sur cette zone n’est pas très élevée, j’oriente ma pêche sur du rendement.
Je vais faire un barrage sur le côté dans le prolongement de la pente.
J’esche mes deux premières lignes aux maïs allégés de liège. J’en dépose une dans moins d’un mètre à ras la bordure sous un arbre et la seconde dans 3m.
Le troisième montage est muni d’un pellet de 25mm disposé dans 5m de fond, puis la dernière à la bouillette sur le bas de pente dans 7m.

David procède de la même manière sur la berge d’en face.

Il est déjà 20h, les faisceaux de nos frontales nous indiquent le chemin de l’apéro.
Denis et Xavier arrivent trop tardivement pour monter le matériel ce soir. Ils préfèrent s’installer à la table pour papoter un verre à la main et prendre le repas tranquillement.
Vers 22h, le jeune Yoann nous rejoint accompagné de son père.
Remonté comme une horloge, il veut pêcher cette première nuit.
Il s’installe dans le noir, dans le milieu de la plage.

Une fois son camp de base opérationnel, il vient avec nous, déguster la viande grillée sur le barbecue.

En fin de repas, je suis interpelé par le son de l’un de mes détecteurs de touche. J’engage un sprint de 100m jusqu’au rod-pod.
Tout en reprenant mon souffle, je démarre le combat avec mon collègue de jeu.
Sans trop de difficulté, je dépose une petite commune d’environ 7kg sur le tapis de réception.
Je la relâche et retends la ligne au même endroit, sur la bordure de gauche.

 

Je remonte sur la digue pour finir la soirée avec mes potes.

Des détecteurs de touche commencent à sonner de part et d’autres sur les batteries. Le niveau du Rhône monte petit à petit, en traînant des morceaux d’herbiers se coinçant dans les lignes tendues trop loin du bord.
Fort heureusement, cela ne dur pas très longtemps.
Le niveau reprend son cours deux heures après. Juste de quoi embêter le monde.

Nous regagnons tous nos duvets aux alentours de minuit.

La nuit est assez agitée, je suis réveillé à plusieurs reprises par les départs.
J’enchaîne cinq touches de 1 à 7h du matin. Je parviens à sortir trois petites communes avoisinantes les 7 kg. Je décroche les deux autres devant l’épuisette.

Malheureusement, c’est le capot général pour les autres.

La journée est digne d’un jour d’été. Nous nous tenons à l’ombre des rayons du soleil.

Pendant l’apéro de midi, l’un de mes détecteurs s’emballe à nouveau.

Je cours jusqu’au rod-pod et saisis la canne.
Le poisson est bloqué dans un obstacle. Je saute dans la barque pour essayer de libérer la ligne. Je reprends contact, mais au bout de quelques minutes, une petite commune se décroche au-dessus de l’épuisette.

J’en profite pour replacer aussitôt le montage.

Le reste de la journée est calme, nous profitons de ce magnifique ciel bleu.

J’enregistre une autre touche avant la tombée de la nuit.
Je sors la première carpe miroir.

Pour cette deuxième nuit, je n’ai pas le temps de trouver le sommeil.
Les carpes ne me lâchent pas une minute.

Je fais même un doublé avec l’aide de David.

Au petit matin, j’enregistre mon septième départ de la nuit.

David et Olivier sortent chacun une petite commune et Denis attrape une belle 13kg.

Nous terminons cette session en pliant bagage vers midi.

Je suis enfin arrivé à faire une belle quantité de poissons sur le Rhône cette année. Je finis avec 14 départs pour 10 poissons sur le tapis.
Je suis plus que satisfait de cette sortie avec mes potes du club.

Thème: Sessions de pêche | Département: Drôme (26) Lien permanent | Voir le commentaire
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Vacances sur Cabanac

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Article de TomSuncarpe26 publié le 1 Octobre 2013 à 17:12 dans le blog Session 2009 à 2013
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Nous sommes le dimanche 1er septembre 2013.

Je vais débuter mes trois semaines de vacances par six jours de session dans un lieu mythique, envié par de nombreux carpistes.
J’ai 300km à parcourir en 4h30 par route nationale ou 3h45 par autoroute.
Cette destination majestueuse qui grave à jamais la mémoire des pêcheurs de carpe est bien évidemment “Cabanac”.

Plan Cabanac

Je commence par la cuisson des graines en cours de trempage : lupin, maïs, noix tigrées et chènevis.
Pendant ce temps-là, je prépare le chargement du Kangoo. La check-list est très longue, je ne voudrais pas oublier quelque chose.
Une fois terminé, je décolle pour le supermarché afin de me remplir correctement l’estomac pendant cette semaine de plein air.

Vers 17h, toutes les lignes de ma liste sont cochées, tout me parait OK

Après une courte nuit de sommeil, le réveil sonne à 5h15.
Je remplis la glacière de produit frais et embrasse tendrement ma douce avant le départ.

Je choisis de faire l’aller par l’autoroute, en passant vers Montpellier. La voiture est chargée à bloc, je préfère éviter les grands cols de l’Ardèche.

J’enfile les kilomètres sans embûche pour arriver jusqu’à Saint-Geniez-d’Olt, à 9h30. Je refais immédiatement le plein d’essence et fais un saut au magasin pour combler un oubli de ma part : le café.

Je reprends rapidement le dernier morceau de chemin, pour longer le Lot jusqu’au poste dont je souhaite établir mon camp de base.
Je croise les doigts tout le long pour trouver ce poste libre. Je grignote les kilomètres en descendant sur la rive gauche. Pour ne pas changer, il y a déjà un champ de biwi installé sur la zone de Cabanac. Je continue et trouve un poste de disponible dans les gorges des Malavals, peut être un plan de secours, mais cela n’est toujours pas mon poste de prédilection.

Je repars pour voir avec miracle qu’il n’y a pas de carpiste sur mon lieu de destination. Il s’agit du dernier poste situé en rive gauche des Malavals. Un intérieur de virage offrant de multiples spots intéressants.

Je ne suis pas encore installé, mais je suis heureux de poser pied-à-terre sur les berges de Cabanac.
La verdure, le chant des oiseaux, la couleur de l’eau … c’est enfin les vacances !

Le niveau d’eau est presque à son maximum, il doit manquer environ deux mètres d’eau.

PostePoste

Je décharge mon matériel étape par étape, en soulageant les amortisseurs du Kangoo.
Afin d’exploiter toute la surface qui s’offre à moi, je monte mes deux rod-pods pour faciliter les axes de pêche.
J’installe le biwi le plus au plat possible, en dominant la vue sur l’eau verdoyante de la rivière et mes détecteurs de touche.

Je termine par une inspection de tous mes montages.

Je mets la barque à l’eau munie de l’échosondeur et de quatre repères, afin de déterminer et baliser mes spots de pêche.

Je trouve facilement quatre zones intéressantes sur la berge d’en face : arbres immergés, dalles de roche, chênes surplombants la surface de l’eau et une source.

Une fois revenu au campement, je déguste mon repas de midi en méditant le positionnement des montages.

Après le dessert, je m’occupe de tendre les lignes à la force de mes bras. Je préfère laisser le moteur thermique de côté, pour ne pas faire trop de bruit.

- 1ère  canne de droite : Je garnis le cheveu d’une black tiger et positionne le montage dans 9m d’eau au pied de la source. J’amorce assez large avec un mélange de graine : maïs, chènevis et noix tigrées.

- 2ème canne : Je présente le montage avec deux bouillettes “Hot Demon” en bonhomme de neige, sur une décente de cailloux au pied d’un chêne, dans 12m de fond. J’arrose le tout de quelques bouillettes, de Frolics et de pellets.

- 3ème canne : Je mets à l’hameçon deux grains de lupin avec un morceau de liège pour alléger l’ensemble. Je dépose ce piège sur une grande dalle de roche dans 7m d’eau. J’éparpille quelques poignées de graines dans les alentours.

- 4ème canne : Je tente de déposer un montage dans 15m, au pied d’une très haute falaise caressée par le lit du lot. Une nouvelle fois, deux bouillettes sont enfilées sur le cheveu.

« Voici un amorçage en assiette »

AssietteAssiette

Après environ 1.5km de rame, je termine vers 16h.

PostePoste

PostePoste

C’est assez rapidement vers 18h, que je suis soudainement interrompu par un violent départ sur la ligne de gauche.
Je me saisis de la canne et prends contact avec le poisson. Malheureusement, je ressens un gros frottement dans le nylon. Je saute immédiatement dans la barque et rame jusqu’à la falaise d’en face. Je parviens à débloquer mon fil de plusieurs roches, mais je retrouve le montage planté dans une souche, une vingtaine de mètres plus loin. Après de nombreuses manipulations pour me sortir de ce pétrin, la casse reste inévitable.

Je suis déçu de rater mon premier poisson, mais très rassuré d’obtenir une touche aussi rapidement.

Je replace la ligne au même endroit.

A peine une heure plus tard, ce même montage joue avec mon détecteur et fait chuter mon swinger. Je ferre sans rien ressentir au bout de la ligne. Zut !

Je m’installe confortablement et mange un morceau avant d’aller me coucher.
Il est 22h30, la route dans les pattes se fait ressentir, je regagne mon duvet.

Je suis réveillé à 4h, par ma deuxième canne de droite. Le détecteur siffle en continu et la bobine du moulinet tourne sans répit.
Je ferre et saute dans la barque pour passer au-dessus des obstacles présents aux abords du lit.
Mais trop tard !
La prise est bloquée dans un arbre immergé.
Je perds une nouvelle fois un poisson par une casse.

Je ne me décourage pas et repose un montage tout neuf.

Deux heures plus tard, la même ligne déroule à grande vitesse.
Je bondis dans mon embarcation et rejoins petit à petit le spécimen. Le combat s’engage, mais cela ne ressemble pas à un duel contre une carpe. C’est très certainement un silure.
Au bout de dix minutes, j’aperçois bien un moustachu de taille moyenne à la surface. J’enfile mon gant et l’attrape pour dégager mon hameçon. La bête doit faire environ 1.20m, que je relâche aussitôt.

Je déjeune vers 8h30, puis je retends les lignes pour la journée.

Le matin est très calme, malgré quelques sauts dans le lit de la rivière.

Vers 15h30, mon deuxième détecteur de gauche s’emballe.
C’est la ligne eschée aux lupins !

J’empoigne la canne et les rames, puis m’approche doucement du poisson. Une fois au-dessus, je sens un beau poisson pendu à l’hameçon. Le combat est de toute beauté.
Après quelques tours de manège avec la barque, une belle commune monte à la surface. Je glisse l’épuisette le long de sa parure d’écailles, pour l’emprisonner au fond des filets.

Enfin une carpe sur le tapis !

Je la dépose dans le sac de peser et lève les bras au ciel avec le peson. Le poids se fige sur 14.5kg.
Je fais tant bien que mal quelques photos avec le retardateur et la relâche dans la foulée.

14.5kg14.5kg

Je replace la ligne au même endroit dans 7m et en profite pour faire pareil sur la deuxième ligne de droite.
Nous allons bien voir si la hauteur d’alimentation des carpes est à 7m.

La journée s’égraine et la pénombre prend possession des lieux.

Je passe cette deuxième nuit du lundi au mardi sans le moindre bip.

Pour la journée de mardi, je place une ligne dans 20m d’eau, dans le lit du Lot.

Il est déjà midi, c’est dingue comme le temps passe vite au bord de l’eau !

Il me faut attendre 14h30 pour entendre un bip salvateur.
Mon swinger de droite fait une chute spectaculaire. Je saute sur la canne, puis dans la barque.
Cela n’est pas un blanc, vu la tension présente dans le scion de ma Fox.

Je me fais balader pendant un bon moment de droite à gauche, puis une nouvelle commune vient faire briller ses écailles au soleil.

C’est un beau poisson de 13.5kg que j’immortalise avec mon appareil photo numérique.

13.5kg13.5kg

C’est en voulant reposer mon montage qu’il m’arrive un truc très embêtant. L’échosondeur me lâche au beau milieu de ma session de vacance. Cela ne va pas faciliter mes nouvelles approches.
Pour les prochaines recherches, je vais déterminer la profondeur en déroulant le mètre de nylon, qui sépare mon porte-moulinet à mon premier anneau.

A 18h, je décide de décaler ma deuxième canne de droite. Je vais déposer le montage à la limite du dur et de la vase, dans la pente rejoignant le lit du Lot.

Une petite demi-heure plus tard, mon swinger de droite chute vers le sol. Je ferre et ramène un gros gardon.
Après avoir replacé la ligne, j’enregistre une nouvelle touche.
Je prends contact et saute dans la barque. Le poisson prend beaucoup de fil pendant que je navigue. C’est vraiment très lourd, le combat s’annonce sérieux.
Au bout de quelques minutes, les coups de tête dans le nylon me semblent douteux.
J’ai peur d’avoir piqué un silure.

Un bon quart d’heure plus tard, le spécimen montre enfin des signes de fatigue, puis finit par monter à la surface.
C’est malheureusement bien un silure, avec mon hameçon harponné sur son dos. Comment a-t-il fait son compte ?

Je le débarrasse de mon bas de ligne et le relâche aussitôt.
Heureusement qu’il n’était pas très gros, sinon j’aurais mis un moment pour le ramener.

Le soleil se couche pour mettre fin à cette belle journée de mardi.

Vers 4h30, je suis réveillé par quelques bips bien timides sur ma ligne de droite. J’enfile mes chaussures et ramène le montage sans trace de poisson.

Je me lève vers 7h30, pour observer l’activité des poissons dans mon secteur.
Les seules manifestations de mes compagnons de jeu se situent au-dessus du lit.

Je décide de positionner ma deuxième canne de gauche dans le lit, sur de la vase dans 20m de fond.

Nous sommes déjà mercredi, la pêche est vraiment délicate. Les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Le temps et le niveau du Lot sont stables, c’est peut être l’une des causes.

Je passe la journée à attendre un bip, mais rien !
Les seuls bruits qui agasses mes oreilles sont les cris d’une équipe d’Anglais 300m plus haut. A croire qu’ils se sentent seuls au bord de l’eau !!!

Je reçois la visite d’un carpiste en bateau, venant de son campement en-dessous de la bergerie du Roudil. Nous discutons un moment pour arriver aux mêmes remarques, la pêche est très difficile en ce moment.

Je me lève ce jeudi matin en ayant bien dormi. Les détecteurs sont restés muets.

Il me reste 24h chrono, je tente le tout pour le tout, Jack BAUER y arrive, pourquoi pas moi ?
Je ramène toutes mes lignes, sauf celle de droite, pour changer mes spots de pêche.

Je pars tendre deux lignes complètement sur ma gauche. La première sur la rive gauche et l’autre en face sous un chêne. Puis ma deuxième canne de droite, sur la bordure d’en face sous un écoulement d’eau en cas de pluie.

BatterieCôté gauche

Je ne sais vraiment plus quoi faire, je verrai bien si cela change quelque chose.
En règle générale, il m’est difficile de rester les bras croisés à ne rien faire, il faut que cela morde.

Les secondes trottinent, les minutes s’égrainent et les heures passent.
Toujours rien !
Le néant le plus total.

En fin d’après-midi, je commence à préparer mon départ pour demain matin.
Je rassemble mes affaires devenues inutiles pour les monter au Kangoo.

Je reste malgré tout confiant cette dernière nuit.
Je me couche aux alentours de 23h.

Le jour se lève peu à peu et mes yeux s’ouvrent sur mes swingers figés aux emplacements de la veille.

Je prends un gros déjeuner et plie mon matériel avec amertume.
Les dernières 72h ont été pitoyables.

A 11h, la voiture est pleine et le poste ne laissant plus une trace de mon passage.

Je démarre mon véhicule et vais à la rencontre des autres équipes placées sur le haut, vers Cabanac. Je discute avec des carpistes postés aux peupliers.
C’est aussi un calvaire pour la zone de Cabanac. Les carpes ne se nourrissent pas sur les amorçages. Même le poste de l’Auvergnat n’enregistre que très peu de poisson en 72h.

Je pars tout de même rassuré avec mes deux carpes. Je suis tombé au mauvais moment, tant-pis !

J’ai quand même passé un très bon moment au bord de l’eau, avec un ciel bleu du début à la fin, c’est la magie de Cabanac.

 

Thème: Sessions de pêche | Département: Aveyron (12) Lien permanent | Voir les 2 commentaires
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Pêche difficile sur le Rhône

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Article de TomSuncarpe26 publié le 24 Août 2013 à 18:29 dans le blog Session 2009 à 2013
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Nous sommes le mercredi 14 août 2013, une bonne partie de l’été est déjà derrière nous.
En ce grand weekend de quatre jours, je pars en binôme avec mon pote “Hugues”, sur les berges du Rhône pour tenter de piéger un maximum de nos amis cyprinidés.

Nous nous retrouvons pratiquement à la même heure, aux alentours de 18h, sur le poste prédéfini lors de mon dernier repérage.
Cela fait déjà un bon moment que nous voulions pêcher cette zone de calme, en intérieur de virage, en dessous d’un grand haut fond recouvert d’herbiers.

Le beau temps est annoncé pour toute la fin de semaine, avec un vent très modéré et des températures en hausses constantes.
Cela va changer du magnifique printemps ! “Ironie, bien-sûr !”

En ce qui concerne le choix du poste, je ne sors pas une pièce de monnaie ou la courte-paille pour conjurer le sort de chacun. Je laisse le plaisir à Hugues de choisir son côté préféré : aval ou amont ?
Sans trop réfléchir, il opte pour la droite en direction de l’aval.

Je m’installe donc sur sa gauche en amont, avec un léger courant de face.

 PosteInstallation

 

Une fois la barque équipée de l’échosondeur, je pars découvrir ce que nous réserve notre terrain de jeu.

En extrapolant toutes ses données, voici un petit descriptif du poste de pêche :
Après une bande d’herbier de 10m, le fond descend régulièrement de 1 à 6m sur 30m de large. Puis subitement, une grosse marche d’escalier apparaît à l’écran. Nous passons de 6 à 8m d’un coup, pour regagner le chenal du fleuve.
Les fonds semblent très propres, je n’ai pas détecté d’obstacle proéminent.
La température de l’eau est de 21°C, assez fraîche pour la saison.

Je dispose trois repères lumineux sur l’eau, pour délimiter ma zone de pêche.
Un premier au ras des herbiers, un second en fin de pente dans 5m de fond et un dernier sur le haut de la cassure.

Je pars ensuite avec Hugues pour faire la même chose de son côté. La digue se rapproche très nettement du bord sur sa droite, en formant un entonnoir très intéressant sur la bordure.

Je monte tout le reste de mon matériel et prépare les quatre lignes.

Afin de faire une première analyse du passage des poissons, je vais disposer mes quatre montages en formant un barrage, en partant du bord jusqu’au pied de la digue.

Je dépose le premier montage esché avec un pellet de 25mm, juste derrière les herbiers dans 1m d’eau. J’utilise le même appât pour la seconde ligne, présentée près de mon repère dans 4.5m de fond.
Les deux dernières cannes sont placées en haut (6m) et en bas (8m) de la digue. Les hameçons sont garnis de bouillettes carnées en bonhomme de neige.

 batterie HuguesMa batterie

 

Par manque de temps avant la nuit, Hugues opte pour lancer ses quatre lignes du bord, avec des filets solubles.

Nous mangeons tranquillement et la fatigue de la semaine se ressent très vite.
Nous regagnons nos bedchairs vers 23h.

Vers 1h du matin, je suis réveillé par une multitude de bips émit par mon détecteur de droite. Je ferre et prends contact avec le poisson.
Je reconnais rapidement ce genre de coup de tête dans la ligne. Il s’agit certainement d’un silure.
Pas d’erreur quand j’aperçois la petite bête de moins d’un mètre dans la lueur de ma frontale.

J’ai tout juste le temps de décrocher ce petit moustachu, que ma ligne de gauche joue au yoyo avec mon swinger rouge.
Je me saisis de la canne et reconnais une nouvelle fois le combat caractéristique d’un petit silure. Je le ramène et relâche aussitôt.

Je ne suis pas très rassuré de voir mes coups d’amorçages envahis par les gros chats. J’espère qu’ils ne resteront pas trop longtemps sur le poste.

Je retends les deux lignes sur les mêmes spots.

Je n’ai pas le temps de me recoucher, quand la deuxième ligne de droite enregistre une petite touche. Une fois ferré, c’est encore un silure de taille plus conséquente, qui arrive à me casser la ligne dans les herbiers.

Décidément, il y a un banc de silure dans le coin !

Je remonte ma ligne dans la foulée, pour la reposer près du repère central.

Je sors une brème sur ma gauche avant le lever du jour, puis toujours pas une trace des carpes par la suite.
De son côté, Hugues n’enregistre aucune touche de la nuit.

Nous retendons les montages après le petit déjeuner.

Je fais un nouveau petit silure vers 13h, puis rien d’autre de la journée.

A la suite d’une petite ballade 500m plus haut sur le grand plateau d’herbe, nous apercevons plusieurs carpes en train de fouiller les bordures.
Nous espérons vraiment qu’elles descendront pour trouver nos amorçages.

La deuxième nuit ressemble étrangement à la première.
J’enchaîne quelques silures et différents blancs.
Mais que font les carpes ?

La journée est très calme.
Le vent tourne légèrement au sud, nous apportant un peu plus d’activité à la surface de l’eau. Nous apercevons plusieurs sauts au niveau de la digue.

Nous recevons la visite sympathique de Séverine et du bébé Lilyan, petite famille d’Hugues.

La soirée approche rapidement, nous observons le Rhône pour détecter le moindre déplacement des carpes.
Quand soudainement, j’aperçois une ombre de carpe passer sous nos bateaux.

Si ça, cela n’est pas de la provocation !

Après une touche de brème sur l’une de mes lignes, en retendant le montage, je vois une dizaine de carpes dans les herbiers, passant à côté du bateau.
Elles ne sont même pas effrayées par ma navigation.

Ce comportement ne m’est pas inconnu, je crains la fraie des carpes. Ce qui expliquerait le manque de touche.

Quelques heures plus tard, nous entendons les carpes se frotter les unes contre les autres sur les bordures.
C’est incroyable, avec les intempéries du Rhône en début de saison, la fraie a près de deux mois de retard. Je n’avais encore jamais vu une fraie aussi tardive en vingt ans de pêche à la carpe.

Cela va compliquer terriblement notre pêche.

Je sais très bien qu’elles ne fraient pas toutes en même temps, mais un grand nombre d’entre elles seront bien occupées à d’autres folies que penser à manger.

Le jour se lève et le bilan est toujours à zéro. Pas moyen d’enregistrer une touche de carpe, au milieu d’un grand nombre de blancs.

Vers 9h, nous déjeunons et décidons de porter nos dévolues sur une autre destination pour la dernière nuit.

Quand brutalement, le détecteur de droite à Hugues s’emballe !

Il ferre et part à l’abordage avec son bateau.
Il ramène enfin une première carpe d’environ 7kg.

7kg7kg

La motivation revient avec les sourires.
Et si les carpes commençaient à se nourrir sur nos amorçages ?

Je redéploye mon duvet et quelques affaires déjà repliés pour rester finalement cette dernière nuit.

Malheureusement la journée reste calme, mais nous observons plusieurs sauts aux abords de nos repères.

Vers 18h, nous refaisons une campagne d’amorçage avant la nuit.

A peine quelques minutes plus tard, le détecteur de droite s’emballe à nouveau.
Hugues empoigne la canne et nous sautons tous les deux dans le bateau à la rencontre du spécimen.

Le combat est de toute beauté. Le poisson donne toutes ses forces pour ne pas finir à l’épuisette. Mais après plusieurs slalomes dans les herbiers, le poisson fini dans les filets.

C’est une très belle commune de 14kg qui regagne le tapis de réception.
Nous l’avons bien mérité !

14kg14kg*

14kg 14kg

 

Après un bon repas, nous entamons notre dernière nuit.

J’enchaîne les brèmes et les carassins, mais toujours pas de carpes.
Cela commence à me faire rager.

Puis soudainement vient la délivrance !

Un départ violent sur ma deuxième ligne de droite.
J’engage le combat en restant sur la berge. Le poisson ne se laisse pas faire et cette fois cela n’est pas un silure.
Je parviens à faire passer la carpe au-dessus des herbiers pour l’emprisonner dans l’épuisette.
Le capot est sauvé !

C’est une jolie commune qui fait grimper les digits de mon peson à 13.5kg.

 13.5kg13.5kg

 

Je replace aussitôt la ligne sur le repère.

Quelques instants plus tard, Hugues enregistre deux départs.
Malheureusement, se soldant par une décroche et une casse.

Puis un troisième départ, avec un silure pendu à l’hameçon.

Encore une quatrième touche finissant par une nouvelle casse.
Hugues est en colère, grognant toutes les injures du monde !

De mon côté, les blancs ne m’ont pas lâché de la nuit.
Je n’ai presque pas fermé l’œil de la nuit.

Nous déjeunons vers 9h et démarrons le rangement du campement.
Nous quittons les lieux à 11h30.


Le bilan de cette session de pêche est plus que catastrophique. J’attendais vraiment une très belle pêche de quatre jours sur le Rhône.
Je n’avais pas prévu que nos chères camarades de jeux entrent dans leurs ébats amoureux à une date aussi tardive.
La seule satisfaction est d’avoir tenu moralement, pour finir par sauver le capot avec trois beaux poissons.

Je pense que nous reviendrons sur ce poste à une autre période.
Nous prendrons notre revanche !

Thème: Sessions de pêche | Département: Ardèche (07) Lien permanent | Voir le commentaire
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