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Barrage sur le Rhône

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Article de TomSuncarpe26 publié le 26 Novembre 2012 à 15:22 dans le blog Session 2009 à 2013
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Thème: Sessions de pêche | Département: Ardèche (07) Votez pour cet article:Je vote pour cet article18

Nous sommes le samedi 24 novembre 2012.

Je m’apprête à rejoindre les membres de mon club Suncarpe26, sur les berges du Rhône.

Mes amis carpistes se sont installés le vendredi, au-dessus de la retenue d'un barrage près de Valence.

 

N’étant pas disponible ce vendredi, je les retrouve le samedi en début d’après-midi, pour passer une nuit de pêche ensemble.

 

Le vent du sud d’une douceur exceptionnel pour la saison, brasse violemment la surface de l’eau.

En surmontant les bourrasques de la nuit précédente, quelques poissons ont été sortis, mais rien extraordinaire.

 

Je décide de m’installer au nord du secteur, sur un poste que je connais très bien. J’ai souvent fait de belles pêches avec un vent soufflant dans ma direction.

 

Je prépare ma batterie de cannes et équipe mon Kangoo en camping-car pour la nuit. Compte tenu de la douceur de l’air et la météo annonçant quelques gouttes en soirée, je décide de ne pas monter mon biwi, mais aménager ma voiture pour accueillir mon bedchair.

Kangoo          Kangoo

 

Il est 16h20, le vent est encore très soutenu, mais je dois poser les lignes pour la nuit.

 

Ce poste de pêche m’offre une bonne diversité de spots intéressants.

Il reste encore des herbiers sur ma bordure et un petit haut-fond à 70m du bord, puis la berge d’en face forme un gros dos d’âne en roche.

 

Je dépose une première ligne dans 4m d’eau derrière les herbiers, sur ma bordure de gauche avec un pellet de 25mm muni d’une chaussette soluble de pellets en 7 et 15mm. J’en rajoute quelques poignés, éparpillées sur le spot.

 

Pour la deuxième canne, je pars affronter les vagues à plus de 300m du bord en direction de la berge d’une face. Je présente un montage à la bouillette en bonhomme de neige dans 7m de fond, sur la digue en roche descendant dans le chenal. J’accroche un filet soluble garni de pellets et de quelques bouillettes, puis j’arrose le spot d’amorçage.

Je réitère l’opération avec la troisième ligne, mais en présentant un pellet de 25mm dans le début de la remontée, sous 4m d’eau en bordure de la berge d’en face.

Le vent redouble d’intensité pendant ma navigation, je dérive rapidement entre la dépose et l’amorçage. Je parviens tout de même à manœuvrer, mais je ne fais pas le fière au milieu de l’eau.

 

Je dépose ma dernière ligne dans 7.5m d’eau, sur la pente descendante du haut-fond se présentant à 80m.

 

Je suis sain et sauf, en terminant juste avant la tombée de la nuit.

Poste            Poste

 

Comme pour chaque pêche en commun avec le club, nous nous réunissons au centre du secteur pour un verre d’amitié autour d’un bon repas.

Ce soir, nous fêtons l’anniversaire de Guillaume avec une bonne choucroute préparé par François.

 

Vers 19h, je connecte ma centrale de touche et je rejoins le poste pour les festivités.

 

Après un verre d’apéro, la Led n°3 de ma centrale s’allume en émettant quelques bips par intermittences.

C’est une ligne tendue à plus de 300m, il y a certainement un poisson. J’engage un sprint jusqu’à mon poste de pêche.

A mon arrivée, le swinger est en bas. Je prends la canne et mouline pour prendre contact, mais la ligne est bloquée. Malgré la distance, je sens les coups de tête d’un poisson.

Le vent est encore violent, mais je saute dans la barque pour une tentative de sauvetage. Une fois sur les lieux, je m’aperçois que le poisson a fait le tour d’une grosse bouée délimitant la navigation. Les bourrasques de vent ne me permettent pas de bien gérer mes manœuvres pour libérer le montage. Le frottement de mon nylon sur la chaîne de ce gros flotteur sectionne la ligne au bout de quelques minutes.

Grrrrrr !!!!!!!!!! Vent de mer…de… !!!

 

Enervé, je ne remonte pas la ligne de suite.

 

Je retourne manger la choucroute avec mes collègues de pêche.

 

Après un morceau de mille feuilles et une part de tarte aux framboises, je regagne mon campement.

 

Sur le trajet du retour, je n’ai pas le temps d’arriver sur mon poste, ma centrale se met à sonner dans ma poche.

Je cours jusqu’à ma batterie et saisis la deuxième canne de gauche. La ligne restante sur la berge d’en face.

J’engage le combat en moulinant les 300m de nylon tendus. Les rushs ne sont pas très violents, mais le poisson est bien pendu à l’hameçon.

Je glisse une belle carpe miroir à l’épuisette.

Une fois le poisson dans le tapis de réception, je le pèse à 12.5kg.

 

Je relâche cette première carpe sans photo, en espérant piquer sa grande sœur.

 

La motivation revenue et la baisse momentanée du vent, je décide de replacer cette canne et refaire le montage dû à la casse précédente.

 

Pendant le retour pour la dépose de la dernière ligne, j’aperçois la Led bleu d’un détecteur allumée.

AAAAAHHHHH départ !!!!!

 

Ni une, ni deux, je saute sur la berge, installe ma canne sur le rod-pod et ferre le poisson qui part à folle vitesse.

 

Le spécimen fait un grand travers sur la gauche avec férocité. Une fois au bord, les rushs sont impressionnants. Après une bonne bagarre, j’emprisonne cette carpe dans les filets.

 

En enroulant le filet de l’épuisette, je devine une commune de belle taille.

Je la glisse dans mon sac de pesée et la suspends au peson.

Les chiffres se stabilisent sur 14.7kg.

Je suis vraiment content de cette prise et surtout de deux carpes et une casse en quelques heures.

14.7kg           14.7kg

 

Il est minuit, je replace aussitôt cette ligne.

 

Je monte dans mon Kangoo pour dormir un peu, je suis crevé !

 

Je n’ai pas le temps de trouver le sommeil bien longtemps.

Vers 12h45, mon deuxième détecteur de gauche sonne par alternance.

Je vois le swinger descendre doucement.

Je sors du duvet, puis de mon véhicule pour ferrer au plus rapide le poisson.

 

Une fois la prise de contact avec le poisson, j’enfile mon imperméable car une pluie fine a fait son apparition.

Avec le vent, autant dire que je vais être mouillé !

 

Je parviens à ramener le poisson sur quelques mètres, puis la ligne se bloque.

Je ressens bien les coups de tête au bout du nylon.

 

Par chance, le montage se libère pour laisser place à la bataille.

Ce n’est pas une bataille, mais une guerre qui est déclarée.

 

Je vois très vite que j’ai affaire avec un beau spécimen. Il tient le fond sur les 300m et je ressens vraiment une masse très lourde.

Arrivé à moins de 10m du bord, la bobine du moulinet se déroule à plusieurs reprises pour absorber la violence des rushs.

Cette carpe montre enfin signe de faiblesse, en l’apercevant à la surface, je vois une belle tache blanche dans la lueur de ma lampe frontale.

Un dernier tour de manivelle et le poisson est à l’épuisette.

 

Je prends vraiment conscience de l’ampleur de ce poisson, au moment de soulever les filets de l’épuisette.

Je hisse le poisson hors de l’eau et le dépose dans le tapis de réception.

 

Mon sourire en dit long !

 

C’est le moment fatidique, le sac de peser est suspendu au crochet du peson.

Je parviens à stabiliser les chiffres sur 19.100kg.

Super ! Quelle belle carpe commune !

19.1kg          19.1kg

 

J’en oublie que j’ai les bas de pantalon et les chaussures trempés.

 

Je change les appâts et retourne déposer cette ligne.

 

L’excitation m’empêche de trouver le sommeil pendant un moment, puis la fatigue prend le dessus en sombrant dans les rêves.

 

J’ouvre les yeux au lever du jour, rien n’a bougé.

Pourtant, je sens le départ !

 

Les jeunes du club me rejoignent pour discuter et prendre connaissance des prises de la nuit.

Je suis le seul à avoir réussi à capturer du poisson.

 

Nous papotons un bon moment, toujours pas de nouvelle touche.

Olivier et François ont presque fini de plier bagage, je m’absente de mon poste cinq minutes pour leur dire au revoir.

A peine arrivée pour leur serrer la main, que ma centrale de touche se met à sonner.

Fait chié !!!!!!!

 

Je suis à plus de 500m de mes cannes, je sais que cela n’est pas bien !

Pour cinq minutes de trop !!

 

Je fais 500m au pas de course, mais une fois sur place, j’aperçois le swinger tout en bas.

Je mouline dans le vide, sur le départ le poisson a sectionné le nylon dans les roches.

Je m’en veux vraiment d’être parti, mais je voulais quand même saluer mes potes de pêche.

Enfin, tant pis, surtout que je n’aurais peut-être rien pu faire de mieux sur place.

 

Je plie bagage en fin de matinée, aux alentours de 11h.

 

Le bilan de cette session de pêche est énorme. Je suis parti en pêche éclair avec un minimum de matériel et me voilà avec une pêche de rêve.

J’enregistre 5 départs pour 3 poissons de 12.5kg, 14.7kg et une superbe commune de 19.1kg

Le seul bémol sera les deux casses, mais en pêche en commun avec le club, il y a des sacrifices.

Autour d’un verre et un bon repas, les bons moments passés ensemble sont tellement inoubliables !

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2 commentaires sur cet article


Clin d'oeilbravo pour cette tres belle peche avec c est magnifique  sauvageonnes !!!!tre beau recit....!!!

bonne deroule hivernale......!!!!

coyote78!!!!!!!!!!!!

Ecrit par coyote78 le Lundi 26 Novembre 2012 à 20:43 Signaler ce commentaire au Webmaster

Encore de belles communes du Rhône....

Vivement le mois de Mars pour y retremper les nylons.

Ecrit par couzchain le Mardi 27 Novembre 2012 à 06:24 Signaler ce commentaire au Webmaster

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